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Bodhidarma
Dans les années 500, un moine, en provenance de l´Inde,arriva
en Chine avec une nouvelle approche du Bouddhisme. Ce moine s´appelait
Bodhidarma et deviendra plus tard le fondateur du mouvement bouddhiste
Zen (Chan en chinois). Il arriva à Guangzhou (Canton) par bateau
et de là commenca son périple en direction du nord de la
Chine. En l´an 527, Bodhidarma arriva au temple bouddhiste Shaolin,
mais Abboten ne le laissa pas s´installer au temple car les nouvelles
idées au sujet du bouddhisme, que Bodhidarma incarnait, auraient
pu troubler les autres moines. Alors Bodhidarma se réfugia dans
une grotte et ,face contre un mur, médita, chaque jour qui passait.
Quelques temps plus tard, les moines, impressionnés par les longues
méditations de Bodhidarma, commencèrent à lui rendre
visite. Pour finir, Abboten, ne pouvant plus lui interdir l´accès
au temple, le laissa s´y installer comme le futur premier patriarche
du bouddhisme Zen. Bodhidarma regarda les moines lors de leurs méditations,
étudia la religion et découvrit bientôt que la fragilité
de leur corps ne pouvait leur permettre de s´adonner à un
exercice mental astreignant.
Il les entraina à des activitées physiques et développa
2 séries d´exercices: le Yi-Jin-Jing et le Xi-Sui-Jing.
Le Yi-Jin-Jing est composé de 12 mouvements (Qi-gong) qui
rendent le corps plus souple et plus robuste.
Le Xi-Sui-Jing est un ensemble d´exercices physiques et psychiques
destinés à la méditation.
Après la mort de Bodhidarma en l´an 536, ces exercices devinrent
une partie de la formation monastique, ils furent aussi destinés
à rendre les moines plus fort physiquement et mentalement et devinrent
petit à petit les bases de tous sports de combat asiatique. Le
mouvement Zen se développa et se répandit à travers
toute l´Asie
D´Okinawa jusqu´au Japon
Sur l´île d´Okinawa, 2 styles de karaté se distinguaient:
Le Naha-Te dont le Maître s´appelait Yasutsune Azato
(1828-1906) et le Shuri-Te dont le Maître était Yasutsune
Anko Itosu (1830-1915). Un élève commun, Gichin Funakoshi
(1868-1957) les rapprochait.
Gichin Funakoshi fût celui qui développa cet art au Japon
et son premier dojo japonais s´appela Shotokan. Shoto était
le pseudonyme qu´il utilisait pour signer ses oeuvres calligraphiques
et poétiques et Kan signifie "local" donc Shotokan représente
le "local de Shoto" qui malheureusement fût détruit
lors de la seconde guerre mondiale. Ce nom sera repris plus tard pour
désigner le style de karaté que Gichin, entre 1923-1940,
puis son fils Yoshitaka, entre 1941-1945, développèrent
à partir des techniques du karaté d´Okinawa. Shotokan-Ryu
Karate-Do est baptisé leur art.
Yoshitaka "Gigo" Funakoshi 1906-1945
Yoshitaka était le troisième fils de Gichin. Tout jeune,
il appris qu´il était atteint de la tuberculose, maladie
mortelle et incurable à cette époque. Les médecins
prévoyaient qu´il ne vivrait pas plus que les vingt premières
années de sa vie. Malgré cela ou peut-être grâce
à cela, Yoshitaka s´entraîna deux fois plus dur que
les autres. Il développa une technique de karaté, plus dynamique
et plus puissante qu´auparavant, influencée, entre autres,
par le Kendo. A la différence de son père qui s´entraînait
beaucoup au "kata", Yoshitaka accordait plus d´importance
à l´entraînement du "kumite" et créa
entre autres Gohon kumite, Kihon Ippon Kumite, Jiyu Ippon kumite et Jiyu
Kumite. Il améliora même les techniques de coups de pied
en les rendant plus dynamiques grâce à l´abaissement
du centre de gravité et à un placement plus élevé,
en hauteur, du genou.
En 1943, il introduisit la pratique du karaté dans l´armée
japonaise. Lors de la deuxième guerre mondiale, le karaté
évolua énormément pour devenir plus réaliste
et plus efficace qu´auparavant.
Shihan
Taiji Kase 1929-2004
Sensei Kase commenca la pratique du karaté à l´époque
où cet art évolua le plus et, en 1944,s´entraîna
sous la houlette de, entre autres, Yoshita Funakoshi qui était,
alors, instructeur en chef du dojo Shotokan dont son père n´était
plus membre. Sensei Kase parle souvent de cette période là
et de l´influence qu´elle a eue sur la pratique de son art.
La fin de la deuxième guerre mondiale, qui vit la mort de nombreux
assistants de Yoshitaka, la mort de celui-ci en 1945 et la destruction
du dojo Shotokan mirent fin, pendant quelques années, au développement
du karaté.
Gichin Funakoshi succèda à son fils et créa, en 1949,
JKA. Sensei Kase qui, à cette époque, était 3 ème
dan intégra l´association après une certaine hésitation
au début des années 1950. Il eût un rôle important
en tant qu´instructeur et entraina, entre autres, Sensei Enoeda
et Sensei Shirai.
En 1964, Sensei Kase et d´autres maîtres dont Sensei Nishiyama,
Sensei Shirai, Sensei Kanazawa et Sensei Enoeda décidèrent
de voyager de par le monde pour faire de nouveaux adeptes du karaté.
Sa première destination fût l´Afrique du Sud où
i y vécût quelques années avant de s´installer
définitivement en France, à Paris, où il vit encore
aujourd´hui. C´était alors qu´il commenca à
développer le style de karaté (Yoshitaka-Ryu)qu´il
s´était fait enseigner par Sensei Yoshitaka. Les mouvements
avec les mains fermées étaient plus fréquents que
ceux avec les mains ouvertes. Il rendit les techniques, dans des situations
aussi bien offensives que défensives, plus effectives. Autrefois,
on aurait bloqué une attaque avec l´une des deux mains et
contre-attaqué avec l´autre (Sei-Te), mais sensei Kase améliora
cela en effectuant une combinaison de plusieurs techniques effectuées
par le même bras (Hen-Te). Cette idée lui fût inspirée
par Miyamoto Mushashi et sa manière de combattre avec deux épées
plutôt qu´une, traditionnellement tenue des deux mains.
Pour rendre le kata plus réaliste, Sensei Kase développa
le bunkai , l´ura (l´opposé) et le go (à l´envers)
dans le but d´atteindre un équilibre corporel et de pouvoir
se défendre dans toutes les situations possibles.
Après la mort de Masatoshi Nakayama en 1987, un conflit politique
se développa au sein de l´organisation JKA.Celui-ci fût
à l´origine du départ de Sensei Kase qui pensait que
le karaté prévalait sur toutes questions politiques. Avec
Sensei Shirai, il créa WKSA (World Karate Shotokan Academy) en
1989 et cette organisation attira beaucoup d´instructeurs de JKA.
Après une alerte cardiaque en 1999, Sensei Kase décida de
dissoudre WKSA.A la place, se créa une association (SRKHIA) regroupant
les instructeurs volontaires, titulaires d´au moins la 3 ième
dan et voulant poursuivre l´oeuvre de Sensei Kase, héritier
du Sensei Yoshitaka Funakoshi dont il a développé l´art
qui se nomme encore aujourd´hui Shotokan-Ryu Kase-Ha.
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